Voyage en poésie

voyageuse devant l’éternel, j’aime la magie et le mystère;
le temps s’arrete devant mes éblouissements et Paris me semble infiniment secret dans ses détours et retours;
le temps, poésie du temps qui s’éclaire devant moi à chaque instant.
temps de froid, ou emmitouflée, je rêve devant mes paysages;
temps de pluie, où glacée, je me réfugie dans de mystérieux salons de thé, tel le Florian à Venise, ou le Taj Mahal à Bombay, ou …. et bien devinez…
temps de l’imaginaire qui suspend mes rides, et me garde, blonde mystérieuse aux yeux verts.
Point de compagnie pour traverser l’insaisissable, et se laisser happer par les vitrines des Galeries La Fayette.
traversée au long cours d’un Paris qui écoute mes pas dans la nuit fraiche , ensorcelée .
donner du temps au temps lors de marches à l’aube calme vers le dôme embrumé du Sacré Coeur où une lucarne mystérieuse éclaire l’âme de la ville.
et puis , et puis, ne pas se conformer à l’âme grise et l’ambiance tristounette des parisiens au coeur mal réveillé.
avancer maintenant et toujours vers une journée nouvelle où blonde aux yeux verts, quelque peu âgée, je retrouve mon adolescence émerveillée.
Je m’arrête devant le magasin mythique dont l’architecture évoque un temps révolu mais qui me fait voyager au creux de ses pierres .
souvenirs de femmes élégantes , de robes  évanouies,  de visons, panthères, léopards parfumés, d’effluves ensorcelantes, de chaussures
de toutes les couleurs attendant les délicats petons des cendrillons modernes, de sacs enveloppant des secrets bien gardés, mémoire présente
à mon coeur, nostalgie des décors qui disparaissent, mais beauté de ceux qui surgissent  au creux de l’hiver et l’été.
vitrines magiques à la période de NOEL, où les automates deviennent lutins joueurs pour des milliers d’enfants et leurs parents.
temps, où je pénètre traversant la vitrine comme un certain Marcel AYME , devenant fée, joueuse de flute, clown, ours blanc, baleine grise, dauphin rieur,
Pinocchio songeur, belle au bois dormant., où définitivement jeune dame, je m’endors bien gardée par de joyeuses poupées.
temps, où le train siffle des milliers de fois, où je rêve  au creux des gares bien protégées derrière les vitres illuminées.
temps, où les robes, jupes, vestes m’appellent, où je consens à les écouter.
temps, où bottes et chaussures attirent mes pieds , et m’enveloppent délicieusement.
et puis, et puis, ces rayons de parfums envoûtants, dignes des princesses d’Arabie.
il n’y a jamais trop pour celles qui ont la fièvre acheteuse où le rêve devient réalité.
j’aime aussi me contenir devant toutes ces aubaines, et croire au temps où la nuit, divinement habillée, je traverserai les Galeries La Fayette,
seule au monde , définitivement envoûtée.

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